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Trouble de déficit de l’attention (TDAH)

Les personnes atteintes d’un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ont des difficultés à se concentrer, à être attentives et à mener à terme des tâches le moindrement complexes. Elles ont souvent du mal à rester en place, à attendre leur tour et agissent fréquemment de façon impulsive.

Causes

Le TDAH est une maladie complexe qui n’a pas une cause unique. Il s’agit d’un trouble d’origine neurologique, lié à des anomalies de développement et de fonctionnement du cerveau.

Ainsi, les chercheurs ont observé que, chez les enfants ou les adultes atteints de TDAH, les zones cérébrales responsables de l’attention, du sens de l’organisation et du contrôle des mouvements s’activent de façon anormale ou ont une anatomie singulière. Ils ont aussi noté un déséquilibre dans les taux de certains messagers chimiques (neurotransmetteurs) dans le cerveau, comme la dopamine et la noradrénaline.

La génétique


Des facteurs héréditaires contribuent de façon majeure à l’apparition du TDAH. En effet, lors d’études menées sur de vrais jumeaux, des chercheurs ont découvert que lorsqu’un jumeau est atteint du TDAH, dans 80 % des cas, l’autre l’est aussi. En outre, la plupart des enfants atteints du TDAH comptent au moins un membre de leur famille qui en souffre aussi. Au total, un quart des parents ayant des antécédents de TDAH ont des enfants qui en sont atteints à leur tour. Plusieurs gènes impliqués dans le TDAH ont été identifiés, mais les facteurs génétiques n’expliquent pas à eux seuls la maladie.

L’environnement
L’exposition à certaines substances toxiques(alcool, tabac, plomb, pesticides, etc.) durant la vie fœtale expliquerait de 10 % à 15 % des cas. D’autres facteurs environnementaux, pas tous identifiés, contribuent probablement à l’apparition de la maladie chez des enfants génétiquement prédisposés.

Lésions au cerveau
Une lésion ou une infection du cerveau, un manque d’oxygène à la naissance, ou d’autres complications liées à la naissance peuvent augmenter les risques de TDAH.

Conseils thérapeutiques

Le TDAH se répercute sur toute la famille, sur les apprentissages et l’intégration sociale. Il est important de rassembler toutes les ressources pour venir en aide à l’enfant et à sa famille. Cela permettra de prévenir l’apparition de conséquences graves à l’adolescence et à l’âge adulte (pauvre estime de soi, dépression, décrochage scolaire, etc.).

Avant de prendre le chemin médicamenteux, vous pouvez vous tourner vers :

Biofeedback. Il est important de mentionner que la collaboration de l’entourage (professeurs, parents, etc.) au plan de traitement augmente les chances de succès et le maintien des améliorations.

Le neurofeedback, une variante du biofeedback, est une technique d’entraînement grâce à laquelle une personne peut apprendre à agir directement sur l’activité électrique de son cerveau. Durant la séance, la personne est branchée par des électrodes à un moniteur qui retranscrit les ondes cérébrales. L’appareil permet donc à la personne de connaître l’état d’attention de son cerveau lorsqu’elle effectue une tâche précise et de le « corriger » pour rétablir la concentration.

Selon la méthode Tomatis, le TDAH serait attribuable à une mauvaise intégration sensorielle. Dans un premier temps, cette approche consiste à améliorer la capacité d’écoute chez le jeune patient en stimulant son cerveau et en l’aidant à se concentrer sur des sons sans être distrait. Pour ce faire, le patient utilise des écouteurs spéciaux pour écouter des cassettes conçues pour cette méthode et sur lesquelles on retrouve la musique de Mozart, des chants grégoriens ou même la voix de sa mère.

Massothérapie et relaxation. Certains effets positifs ont été obtenus, comme une baisse du degré d’hyperactivité et une meilleure capacité de concentration, une amélioration de l’humeur, du comportement en classe et du sentiment de mieux-être. De même, la pratique du yoga ou d’autres modes de relaxation pourrait améliorer légèrement le comportement.

Lalimentation pourrait avoir un lien avec le TDAH. Un régime sans additifs alimentaires (agents de conservation ou stabilisants, colorants, édulcorants, etc.) et réduit en sucre est recommandé.

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