La constipation consiste en un retard ou une difficulté à évacuer les selles. Elle peut être occasionnelle (voyage, grossesse, etc.) ou chronique. On parle de constipation chronique lorsque le problème dure depuis au moins 6 à 12 mois, avec des symptômes plus ou moins marqués.
La fréquence d’évacuation des selles varie d’une personne à l’autre, allant de 3 fois par jour à 3 fois par semaine. On peut parler de constipation lorsque les selles sont dures, sèches et difficiles à évacuer. En général, cela survient s’il y a moins de 3 selles par semaine.
Lors de la digestion, les intestins se contractent pour faire avancer les aliments dans le tube digestif. Ce phénomène de contractions est appelé le péristaltisme. En cas de constipation, le péristaltisme est ralenti et les selles restent trop longtemps dans le côlon. Dans la grande majorité des cas, aucune cause organique n’est retrouvée et la constipation est dite « fonctionnelle ».
Causes
Les mauvaises habitudes alimentaires
La plupart du temps, la constipation fonctionnelle est causée par de mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique, le stress, l’anxiété, la présence d’hémorroïdes ou de fissures anales qui font que la personne se retient d’aller à la selle.
La constipation peut résulter d’allergies ou d’intolérances alimentaires, notamment au lactose du lait de vache, situation qui est moins rare qu’on ne le croit chez les jeunes enfants constipés de façon chronique.
Se retenir d’aller aux toilettes
Retarder l’évacuation des selles lorsque l’envie se fait sentir est une autre cause fréquente de constipation. Plus elles séjournent longtemps dans le côlon, plus les selles deviennent dures comme des cailloux et difficiles à évacuer. Ceci est attribuable au fait que le corps, par le côlon, réabsorbe beaucoup d’eau présente dans les selles. Retenir leur évacuation peut aussi provoquer des douleurs et des fissures anales.
Contraction du sphincter
Chez certaines personnes, au moment de la défécation, le muscle de l’anus (le sphincter anal) se contracte au lieu de se détendre, ce qui bloque le passage des selles. Pour expliquer cette mauvaise synchronisation des réflexes, les hypothèses pointent souvent vers des facteurs psychologiques.
Une conséquence
La constipation peut aussi résulter d’une maladie plus complexe ou l’accompagner (le syndrome de l’intestin irritable). Il peut aussi s’agir de diverticulite, d’une lésion organique du côlon (cancer colorectal, par exemple), d’une anomalie du métabolisme (hypercalcémie, hypokaliémie) ou d’un problème endocrinien (hypothyroïdie) ou neurologique (neuropathie diabétique, maladie de Parkinson, affection médullaire).
L’occlusion intestinale
Dans de rares cas, la constipation est causée par une occlusion (ou obstruction) intestinale, qui correspond à un blocage total du transit intestinal. La constipation survient alors de façon soudaine et s’accompagne de vomissements. Elle nécessite une consultation d’urgence.
De nombreux médicaments peuvent également causer une constipation, dont, paradoxalement, certains laxatifs lorsqu’on les prend pendant de longues périodes, les anxiolytiques, les antidépresseurs, la morphine, la codéine et les autres opiacés, certains antispasmodiques, les anti-inflammatoires, les relaxants musculaires, certains antihypertenseurs , les diurétiques, les antiacides contenant de l’aluminium, etc. Certains suppléments de fer peuvent également causer la constipation, mais ils ne produisent pas tous cet effet.
Enfin, dans de rares cas, chez les enfants, la constipation peut être le signe de la maladie de Hirschsprung, une maladie présente dès la naissance liée à l’absence de certaines cellules nerveuses dans l’intestin.
Conseils thérapeutiques
La base du traitement de la constipation demeure une diète riche en fibres accompagnée d’eau et d’exercice physique.
Biofeedback. La rééducation périnéale par biofeedback (aussi appelé rétroaction biologique) est efficace pour traiter la difficulté de déféquer chez l’adulte (constipation terminale). Le biofeedback permet de « réapprendre » à synchroniser le relâchement du sphincter anal et les efforts de poussée.
Irrigation du côlon pour certaines personnes souffrant de constipation chronique.
Massothérapie. Un thérapeute spécialisé en massages abdominaux peut aider à stimuler les contractions des intestins et à mobiliser les fluides. Il est également possible de se masser soi-même le ventre en faisant des mouvements de rotation dans le sens des aiguilles d’une montre autour du nombril. Cela aide à relancer les mouvements intestinaux, notamment chez les enfants ou les bébés constipés.
L’acupuncture.
Psychothérapie. En cas de constipation chronique, les aspects psychologiques ne sont pas à négliger. Comme pour le sommeil, les fonctions d’élimination peuvent être inhibées lorsqu’on y pense trop.
Réflexologie. Des traitements de réflexologie Le transit intestinal peut s’activer en stimulant les zones réflexes et en défaisant des blocages énergétiques.
Ostéopathie. L’ostéopathie permet de relancer la motilité, favoriser les échanges et ainsi contribuer à favoriser le transit.