La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du système digestif (gros intestin). Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhées, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie. En cas de maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent, elle s’installe à la jonction de l’intestin grêle et du côlon (gros intestin).
Causes
La maladie de Crohn est due à une inflammation persistante des parois et des couches profondes du tube digestif. Cette inflammation peut entraîner un épaississement des parois à certains endroits, des fissures et des plaies à d’autres. Les causes de l’inflammation sont inconnues et vraisemblablement multiples, impliquant des facteurs génétiques, auto-immuns, environnementaux et psychologiques.
Conseils thérapeutiques
Suivre le traitement à la lettre. S’il est adapté et bien suivi, il permet de réduire la fréquence des crises et de prévenir l’aggravation des lésions.
Ne pas fumer. Le tabagisme, même léger, augmente l’intensité des symptômes, le nombre de récidives et d’interventions chirurgicales liées à la maladie.
Éviter les médicaments anti-inflammatoires en vente libre .
Il semble que certains aliments aggravent les symptômes, mais ces aliments varient d’une personne à l’autre. Il peut s’agir de la viande rouge, des céréales (blé ou maïs), des produits laitiers, de certains fruits ou légumes, etc. Il est conseillé à chaque personne atteinte de découvrir ces aliments à l’aide d’un nutritionniste ou diététicien : par exemple en notant dans un carnet la composition des repas et l’intensité des symptômes après chaque repas.
Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Crohn. L’objectif du traitement est de corriger les insuffisances alimentaires et de contrôler l’inflammation ce qui aura pour effet de soulager la douleur, la diarrhée et les autres symptômes. Pendant les périodes de rémission, il est souvent nécessaire de suivre un traitement d’entretien pour diminuer la fréquence des rechutes et limiter la progression des lésions. Dans la majorité des cas, il faut souligner que les traitements actuels permettent de bien contrôler la maladie.
À cause de l’imprévisibilité, tant de la survenue des crises que de la durée des périodes de rémission, l’effet thérapeutique des approches complémentaires suivantes est difficile à évaluer. Il est préférable de consulter son médecin avant d’entreprendre tout traitement.
L’acupuncture permettait d’améliorer le bien-être général et soulager les symptômes.
La respiration profonde, plus accessible, ainsi que des approches comme le biofeedback ou le training autogène auraient des effets semblables, en permettant la détente.