La nosophobie est la peur de contracter une maladie.
Attention à ne pas confondre nosophobie avec hypochondrie. Le nosophobe n’est pas malade, et il le sait, mais il est obsédé par son envie de garder un bon état de santé. L’hypochondrie se manifeste lorsque la personne présente un ou plusieurs symptômes. Dès lors, l’hypochondriaque imagine le pire.
Les nosophobes craignent donc les germes, les bactéries et plus généralement tout contact étranger.
Les nosophobes ne craignent pas n’importe quelle maladie. Ils ont surtout peur de maladies graves ou spécifiques telles que le cancer ou les maladies du cœur, les maladies infectieuses telles que le paludisme ainsi que le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (IST).
La nosophobie peut également être un symptôme, c’est-à-dire s’ajouter à un trouble ou une pathologie déjà présente. Ainsi, on peut rencontrer ce type de phobie au cours de troubles graves de la personnalité, de troubles obsessionnels ou de phobies sociales.
Causes
Les personnes concernées sont majoritairement des personnes ayant vécu un traumatisme dans leur enfance ou ayant perdu un proche suite à une maladie. Les professionnels de la santé estiment que les personnes ayant une relation conflictuelle avec leur corps et celui des autres auront plus de chance de contracter cette phobie.
Mais cette maladie, appelée également « maladie de l’étudiant en médecine », se retrouve également sur les bancs des facultés de médecine. En effet, les personnes qui évoluent dans un milieu professionnel propice à la contamination sont plus enclins à développer cette phobie.
Conseils thérapeutiques
La passage par la psychothérapie ou une thérapie comportementale est presque obligatoire, surtout lorsque la phobie devient handicapante.
D’autres approches non conventionnelles peuvent également être envisagées comme : le décodage biologique des maladies, la PNL (programmation neuro linguistique).
L’hypnose est particulièrement recommandé pour les phobies.