Le syndrome des jambes sans repos, appelé aussi impatiences dans les jambes ou impatiences nocturnes, est un trouble neurologique qui cause un besoin irrépressible de bouger les jambes. Ce besoin naît d’un inconfort dans les membres inférieurs – fourmillements, picotements, sensations de brûlure -, dont l’intensité varie beaucoup d’une personne à l’autre. Ces sensations désagréables surviennent particulièrement durant les périodes de détente ou d’inactivité. Par conséquent, il peut être très difficile de simplement se reposer, ou encore de rester assis pour assister à une réunion ou de voyager en avion, par exemple.
Puisque les symptômes se manifestent principalement le soir et la nuit, l’assoupissement est plus ardu. L’insomnie chronique qui peut en résulter entraîne fatigue et somnolence durant le jour, altérant énormément la qualité de vie. Certaines personnes racontent même avoir la sensation, au réveil, d’avoir marché toute la nuit. Il ne faut pas confondre avec les crampes nocturnes, qui sont totalement différentes.
Causes
Pour la majorité des cas, la cause reste inconnue. Sur le plan physiologique, on sait qu’il s’agit d’un trouble neurologique qui impliquerait un manque de dopamine dans le cerveau et la moelle épinière. La dopamine est un composé chimique important qui permet aux nerfs de communiquer entre eux et de réguler les mouvements.
On distingue la forme primaire et la forme secondaire. La forme primaire n’a pas de cause connue. Elle est souvent familiale et débute souvent au début de l’âge adulte. Elle s’aggrave progressivement, et atteint son pic entre 40 et 60 ans.
Les formes secondaires sont associées aux conditions suivantes :
- Une carence en fer. Le manque de fer pourrait entraver la production de dopamine.
- Une maladie chronique : le diabète, une insuffisance rénale, la fibromyalgie ou la polyarthrite rhumatoïde pourraient contribuer au syndrome des jambes sans repos.
- La grossesse. Elle peut déclencher les symptômes, surtout durant le dernier trimestre, ou les aggraver.
- Une carence en acide folique (vitamine B9).
- La caféine.
- L’obésité augmente légèrement le risque
- Des médicaments peuvent l’exacerber ou le démasquer
- Les patients avec sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique ou qui sont migraineux sont plus souvent atteints.
Conseils thérapeutiques
En modifiant certaines habitudes de vie, on peut diminuer les symptômes. Cela devrait faire partie intégrante de l’approche thérapeutique.
- Avoir une alimentation saine .
- Diminuer la consommation de caféine.
- Diminuer la consommation d’alcool et de tabac, qui semble aussi exacerber les symptômes.
- Pratiquer l’exercice physique de façon régulière et modérée contribue à la qualité du sommeil et peut aussi calmer les symptômes.
- Apprendre à mieux combattre le stress.
- Créer un environnement propice au sommeil.
- Certains médicaments peuvent aggraver les symptômes. Renseignez-vous auprès de votre médecin.
Certains naturopathes recommandent la prise de suppléments de magnésium avant le coucher afin de diminuer les mouvements involontaires des jambes durant la nuit. Une consultation vous permettra des conseils personnalisés.
La pratique du yoga, de la méditation et de la relaxation est recommandé pour diminuer le stress. Les experts recommandent d’apprendre à relâcher les tensions nerveuses et musculaires, pour parvenir à un sommeil réparateur, particulièrement avant le coucher.